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LCTTFA

Le développement du Corridor de Lobito a pris un élan significatif à travers une série de jalons institutionnels de haut niveau entre janvier 2023 et janvier 2025. Cette période a vu l'établissement de cadres de gouvernance critiques et de partenariats internationaux visant à transformer le corridor en un axe stratégique de commerce et de développement en Afrique Australe et Centrale. La chronologie présentée dans l'image décrit des moments clés qui, ensemble, ont jeté les bases de l'opérationnalisation de l'Agence de Facilitation du Transport de Transit du Corridor de Lobito (LCTTFA), renforçant la coopération régionale entre l'Angola, la République Démocratique du Congo (RDC) et la Zambie.

Chronologie de la Gouvernance et de la Mise en Œuvre du Corridor de Lobito

Le partenariat a débuté le 27 janvier 2023, avec la signature, par les trois Gouvernements, de l’Accord instituant l’Agence de Facilitation du Transport de Transit du Corridor de Lobito (LCTTFA), dans la ville de Lobito, province de Benguela. Cet acte a constitué une étape historique dans la formalisation de la collaboration régionale et dans l’harmonisation des politiques relatives aux infrastructures et au commerce le long du corridor. Le processus a évolué grâce à des ateliers techniques de validation, dont la session du 4 juillet 2023 à Lusaka, qui a réuni de hauts responsables gouvernementaux et des experts techniques afin d’aligner les actions prioritaires et de définir la configuration institutionnelle de l’initiative.

En août 2023, une avancée significative a été réalisée avec le lancement officiel de la Concession Ferroviaire du Corridor de Lobito, représentant la mise en œuvre initiale des composantes essentielles de l’infrastructure physique.

Une évolution majeure s’est produite en novembre 2023, avec la tenue de la première réunion du Comité des Ministres du Corridor de Lobito. Cette réunion s’est révélée déterminante pour l’approbation des mécanismes provisoires de gouvernance et pour la création des bases permettant une plus grande consolidation institutionnelle du corridor.

Auparavant, en octobre 2023, des représentants des parties prenantes régionales et mondiales s’étaient réunis à Bruxelles dans le cadre de l’initiative Global Gateway, avec pour objectif d’explorer des opportunités d’investissement et d’établir des partenariats stratégiques. Ces engagements ont catalysé un intérêt international croissant, qui s’est traduit par des initiatives de premier plan, telles que la visite du Président des États-Unis d’Amérique, Joe Biden, en Angola, en décembre 2024, soulignant la pertinence géopolitique et économique grandissante du Corridor de Lobito.

Le calendrier culmine avec la deuxième réunion du Comité des Ministres, tenue le 22 janvier 2025. Lors de cette réunion, les ministres ont approuvé des documents, budgets et structures organisationnelles essentiels de la LCTTFA afin d’assurer la pleine opérationnalisation du Secrétariat Intérimaire. Cette étape marque une transition de la planification vers l’exécution, alors que la LCTTFA commence à fonctionner en tant qu’organe de coordination régionale supervisant le développement des infrastructures, la facilitation du commerce et l’harmonisation des politiques. Ensemble, ces événements représentent un effort concerté pour libérer le potentiel économique du Corridor de Lobito et le positionner comme un moteur essentiel de la croissance durable et de l’intégration dans la région.

L’Accord LCTTFA vise à mettre en place une organisation efficace et efficiente pour superviser la route et faciliter le transport de marchandises au sein des territoires des trois États membres du Corridor de Lobito, à travers :

  1. L’harmonisation des politiques, lois et réglementations ;
  2. La coordination des stratégies et activités conjointes de développement des infrastructures du corridor ;
  3. La diffusion de données de trafic et d’informations commerciales ; et
  4. La mise en œuvre d’instruments de facilitation du commerce pour soutenir une plus grande participation des petites et moyennes entreprises (PME) dans les chaînes de valeur commerciales, principalement dans l’agriculture et l’exploitation minière, en vue d’accroître le commerce et la croissance économique le long du Corridor de Lobito et dans toute la région de la SADC.

Cette Agence favorisera l’entretien durable des infrastructures et stimulera le développement économique et social du Corridor de Lobito, en veillant à ce que ce développement économique, les infrastructures et les autres services d’appui répondent aux besoins actuels et futurs des utilisateurs et encouragent la réduction des coûts associés à la circulation des marchandises et des passagers le long du Corridor.

Le corridor représente une opportunité pour les trois États membres de :

  1. Établir et consolider la coopération en matière de circulation des personnes et des biens ;
  2. Assurer la coopération dans le domaine du trafic ferroviaire et routier ;
  3. Fournir un itinéraire plus efficient et efficace pour le transport terrestre de marchandises entre les trois pays et la mer ;
  4. Garantir le droit de transit, afin de faciliter la circulation des marchandises à travers leurs territoires respectifs ; et
  5. Éviter les retards inutiles dans la circulation des marchandises en transit sur leurs territoires.

Au-delà de l’exploitation des ressources minières — objectif central de cette infrastructure — elle contribuera de manière significative à la facilitation du commerce et à la promotion du développement socioéconomique des pays bénéficiaires. Le corridor insufflera également une nouvelle dynamique au commerce intra-africain, en pleine consonance avec les objectifs préconisés par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

Une attention particulière sera également accordée aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux femmes entrepreneurs, afin de garantir qu’elles puissent bénéficier des opportunités économiques découlant du développement des infrastructures et de l’intégration régionale.

L’Accord LCTTFA définit la structure de gouvernance et établit un cadre de coopération entre les trois États membres de la SADC, en alignement avec les dispositions du Traité, des Protocoles et des cadres de la SADC — notamment le Protocole de la SADC sur les Transports, les Communications et la Météorologie, le Plan de Développement Stratégique Indicatif Régional (RISDP) 2020–2030, le Plan Directeur de Développement des Infrastructures Régionales (RIDMP) 2013–2027 et la Stratégie et Feuille de Route d’Industrialisation de la SADC (SISR) 2015–2063.